GPT-6 Astra : OpenAI lance son modèle le plus puissant et revendique « l’ère de l’AGI » — ce que ça change pour ChatGPT

GPT-6 Astra est le nouveau modèle d’intelligence artificielle d’OpenAI, lancé jeudi 3 septembre 2026 et présenté par l’entreprise comme l’entrée dans « l’ère de l’AGI » (intelligence artificielle générale) : il doit arriver « dans les prochains jours » sur les abonnements ChatGPT Plus, Pro, Business et Enterprise ainsi que sur l’API — sans calendrier précis annoncé pour la France — après une première phase réservée à des entreprises triées sur le volet. Sa grande nouveauté : le « computer use », la capacité à piloter un ordinateur comme le ferait un humain. Voici ce qui est établi, ce qui relève de la communication d’OpenAI, et ce que cela change concrètement pour vous.

« Introducing GPT-6 Astra: the most intelligent and aligned model in the world. » — OpenAI (292 000 de vues sur YouTube au 04/09/2026)

En bref #

  • OpenAI a lancé GPT-6 Astra jeudi 3 septembre 2026. Greg Brockman, président d’OpenAI, parle d’un « bond générationnel » et a lâché en briefing presse : « Welcome to the AGI era » — bienvenue dans l’ère de l’intelligence artificielle générale.
  • Capacité phare : le « computer use », un agent qui manipule tableurs, formulaires et pages web par lui-même, avec des progrès revendiqués en mathématiques, ingénierie logicielle et cybersécurité défensive.
  • Déploiement : d’abord un groupe limité d’entreprises via le programme d’accès Daybreak, puis ChatGPT Plus, Pro, Business, Enterprise, l’API OpenAI et AWS « dans les prochains jours ». Aucun calendrier spécifique à la France n’a été communiqué.
  • La revendication d’AGI est contestée : Forbes rappelle qu’OpenAI n’a pas démontré que le modèle surpasse l’humain sur « la majorité du travail économiquement utile », sa propre définition historique de l’AGI.

Les chiffres clés #

  • 10 $ / 50 $ : le prix API par million de tokens, en entrée et en sortie.
  • 100 % : le score d’Astra sur ExploitBench, benchmark de cybersécurité, contre 78,5 % pour GPT-5.6 Sol, le modèle précédent.
  • 72,6 % en ~40 minutes par tâche : sa performance sur OSWorld 2.0, qui mesure l’usage réel d’un ordinateur (contre 65,7 % en ~75 minutes pour GPT-5.6 Sol).
  • 62,7 % ou 99,9 % : son score sur le benchmark ARC-AGI-3… selon le harnais de test utilisé. Toute la controverse est là (voir plus bas).

Que vient d’annoncer OpenAI ? #

Jeudi 3 septembre 2026, OpenAI a dévoilé GPT-6 Astra, qu’elle décrit comme son modèle le plus puissant à ce jour. Devant la presse, son président Greg Brockman a assumé une formule qui fera date : « Welcome to the AGI era ». L’AGI, pour intelligence artificielle générale, désigne — dans la définition historique d’OpenAI elle-même — des systèmes hautement autonomes qui surpassent l’humain sur la majorité du travail économiquement utile.

Brockman a précisé sa pensée : « It’s not unreasonable to feel that we are now in the AGI era » (« il n’est pas déraisonnable de considérer que nous sommes désormais dans l’ère de l’AGI »), tout en reconnaissant lui-même que chacun a sa définition de l’AGI et que la frontière est « floue ». Il faut donc lire cette annonce pour ce qu’elle est : une revendication d’OpenAI, pas un constat scientifique partagé.

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L’annonce prolonge une rentrée très chargée pour l’entreprise, quelques semaines après le lancement de ChatGPT Work, son agent autonome propulsé par GPT-5.6, et le départ de Fidji Simo, son ex-numéro 2.

« Computer use » : ce que GPT-6 Astra sait faire #

La capacité mise en avant est le « computer use » : le modèle n’est plus seulement un chatbot, c’est un agent qui utilise un ordinateur comme un humain. Selon Brockman, il peut « avaler des tableurs, remplir des formulaires et naviguer de page web en page web, souvent à une vitesse surhumaine ».

Parmi les exemples revendiqués par OpenAI : dessiner un circuit imprimé dans le logiciel d’électronique KiCad, construire une scène de ville en 3D dans Unity, animer une transmission automobile avec FreeCAD et Blender, ou encore remplir un brouillon de déclaration d’impôts américaine à partir d’un formulaire W-2. En démonstration vidéo, Astra a mis en forme un contrat juridique et créé un jeu 3D tout en réservant, en parallèle, un court de tennis. Axios tempère toutefois : il reste à voir comment le modèle se comporte sur ces tâches avancées dans le monde réel, hors conditions de démo.

Quand pourrez-vous l’essayer en France ? #

Le déploiement se fait en deux temps. D’abord, un groupe limité d’organisations y accède via le programme Daybreak. Ensuite, « dans les prochains jours » selon OpenAI, le modèle arrivera sur les abonnements ChatGPT Plus, Pro, Business et Enterprise, sur l’API OpenAI et sur AWS. Concrètement, si vous êtes abonné ChatGPT en France — sur ordinateur ou depuis l’application mobile, y compris sur les iPhone 17 sortis il y a un an —, surveillez le sélecteur de modèles : aucun calendrier spécifique à la France n’a été communiqué, et rien n’a été dit sur un éventuel changement de prix des abonnements ChatGPT.

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Canal Accès à GPT-6 Astra
Programme Daybreak (entreprises) Premier servi : accès dès le lancement pour un groupe limité d’organisations.
Daybreak Blue (cyberdéfenseurs vérifiés) Seul canal donnant accès aux capacités avancées de cybersécurité.
ChatGPT Plus / Pro / Business / Enterprise « Dans les prochains jours », sans date par pays.
API OpenAI « Dans les prochains jours » : 10 $ par million de tokens en entrée, 50 $ en sortie.
AWS Annoncé dans la même vague de déploiement.

Côté tarifs API, GPT-6 Astra est facturé 10 dollars par million de tokens en entrée et 50 dollars par million en sortie. Sur la comparaison avec les modèles précédents, prudence : les médias américains divergent sur le positionnement tarifaire exact face à GPT-5.6 Sol, nous ne la reprenons donc pas ici.

Des benchmarks records… et une vraie controverse #

Les chiffres publiés sont spectaculaires : 100 % sur ExploitBench (cybersécurité) contre 78,5 % pour GPT-5.6 Sol, 97,6 % sur FrontierMath Tier 4 v2 (mathématiques de très haut niveau), et 72,6 % sur OSWorld 2.0, le benchmark d’usage d’ordinateur, en une quarantaine de minutes par tâche, contre 65,7 % et environ 75 minutes pour son prédécesseur.

Mais le benchmark le plus symbolique, ARC-AGI-3, illustre pourquoi il faut se méfier des scores annoncés le jour d’un lancement. L’équipe ARC Prize de Greg Kamradt mesure 62,7 % avec son harnais de test standard… et 99,9 % avec un nouvel adaptateur fourni par le fournisseur du modèle (Claude Opus 5 : 30,2 % ; GPT-5.6 Sol : 7,8 %). Autrement dit, le « score quasi parfait » relayé un peu partout dépend fortement de la manière dont le modèle est branché au test — un détail qui pèse lourd quand on prétend mesurer l’arrivée de l’AGI.

Cybersécurité : un modèle classé « critical », des garde-fous inédits #

GPT-6 Astra est le premier modèle qu’OpenAI classe au seuil « critical » de son Preparedness Framework, son cadre interne d’évaluation des risques, pour la cybersécurité. Pendant son évaluation, le modèle a découvert deux failles zero-day, c’est-à-dire des vulnérabilités encore inconnues.

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En conséquence, OpenAI a renforcé ses garde-fous, notamment après l’incident de sécurité qui a touché Hugging Face en juillet 2026 : la version accessible au grand public et via l’API standard refuse les tâches cyber offensives, comme la création de codes d’exploitation de failles. Les capacités avancées sont réservées à des défenseurs vérifiés, via un programme dédié baptisé Daybreak Blue.

« L’ère de l’AGI » : une revendication, pas un fait #

Le scepticisme s’est exprimé dès le premier soir. Forbes souligne qu’OpenAI n’a pas démontré qu’Astra surpasse l’humain sur « la majorité du travail économiquement utile » — et note que l’entreprise n’a pas publié de score GDPval, son propre benchmark censé mesurer justement le travail professionnel réel. Le média relève aussi un lancement chaotique : plusieurs rédactions ont publié leurs articles avant même que la page officielle d’OpenAI ne soit accessible, celle-ci ayant été mise en ligne, retirée, puis rétablie.

Ce mélange d’avancées réelles — l’usage d’ordinateur mesuré sur OSWorld progresse nettement — et de communication offensive rappelle que la définition de l’AGI reste un objet de débat. OpenAI, qui vient par ailleurs de fermer son navigateur Atlas, a en tout cas choisi son récit.

FAQ #

Quand GPT-6 Astra sera-t-il disponible en France ?

OpenAI annonce une arrivée « dans les prochains jours » sur ChatGPT Plus, Pro, Business et Enterprise ainsi que sur l’API, après une première phase réservée aux entreprises du programme Daybreak. Aucun calendrier spécifique à la France n’a été communiqué : surveillez le sélecteur de modèles de votre compte ChatGPT.

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GPT-6 Astra est-il vraiment une intelligence artificielle générale (AGI) ?

C’est la revendication d’OpenAI, pas un consensus. Greg Brockman lui-même reconnaît que la définition de l’AGI est floue, et Forbes note qu’OpenAI n’a pas démontré que le modèle surpasse l’humain sur la majorité du travail économiquement utile, ni publié son propre benchmark GDPval.

Combien coûte GPT-6 Astra ?

Via l’API, 10 dollars par million de tokens en entrée et 50 dollars par million en sortie. Pour les abonnements ChatGPT (Plus, Pro, Business, Enterprise), aucun changement de prix n’a été annoncé à ce stade.

À retenir #

  • GPT-6 Astra, lancé le 3 septembre 2026, mise tout sur le « computer use » : un agent qui pilote un ordinateur comme un humain.
  • Arrivée « dans les prochains jours » sur ChatGPT Plus/Pro/Business/Enterprise, API et AWS ; rien d’annoncé de spécifique pour la France.
  • API à 10 $/M tokens en entrée et 50 $/M en sortie ; prix des abonnements ChatGPT : rien de communiqué.
  • Premier modèle classé « critical » en cybersécurité chez OpenAI : les capacités cyber avancées sont réservées aux défenseurs vérifiés (Daybreak Blue).
  • « L’ère de l’AGI » reste une revendication d’OpenAI, contestée dès le premier soir, benchmark ARC-AGI-3 à l’appui (62,7 % ou 99,9 % selon le harnais de test).

Sources #

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